JE COURS 4 FOIS PAR SEMAINE À 5H30 DU MATIN, ENTIÈREMENT HABILLÉ EN DECATHLON… SAUF POUR UNE CHOSE BIEN PRÉCISE.


J’ai un équipement adapté à chaque saison : maillots à manches courtes, longues, pantalons ou shorts, coupe-vent léger ou veste plus épaisse, bonnets et gants.


Le tout acheté chez Decathlon, des premiers prix pour la plupart. Robustesse et excellent rapport qualité-prix. Ça fait très largement le job. 👍


SAUF les chaussures 👟 : pas de premiers prix, je n’hésite pas à investir dans une qualité premium, pour un prix d’environ 100 euros. Je les change tous les 1 000 km, pour garantir l’amorti.


Et surtout, je recherche des marques. Mizuno le plus souvent (le Japon, c’est le pays des courses longue distance), parfois Nike ou Adidas.


Je recherche cette réassurance pour mes articulations qu’apportent ces marques. Et pour être honnête, même si à 5h30 on ne croise pas grand monde, je ne me vois pas courir en Kiprun (la marque running haut de gamme de Decathlon). Ça ne me gêne pas pour le textile, mais pour les chaussures….


Le marché du running a explosé depuis le Covid 📈 – plus de 13 millions de pratiquants, dont 2/3 au moins une fois par semaine. Un marché qui pèse 1,2 milliard d’euros par an, une croissance de 10 % à 17 % selon les segments.


Avec Decathlon en leader incontesté : • Près de 30 % de parts de marché sur le sport et un CA de 5 milliards d’euros. • 324 magasins plus le site. • Premier vendeur de chaussures et de textiles de running en France, équipant la grande majorité des pratiquants.


Deux marques complémentaires :

·       Kalenji (pour le mass market)

·       Kiprun (pour le plus haut de gamme)


Mais, et c’est le grand paradoxe 🔍 : Decathlon est le leader absolu du marché, mais il ne chausse quasiment aucun coureur sur la ligne de départ des compétitions. En clair : la semaine on s’entraîne en textile Kalenji, le week-end on court en Nike, Asics ou Hoka.


Pourtant, techniquement, les meilleurs modèles Kiprun n’ont pas grand-chose à envier à Nike ou Mizuno.


En fait, le jour de la course, pour la photo officielle, on préfère afficher le prestige d'une marque premium. Le running est devenu un marqueur social fort. Porter du Hoka, du Asics ou du Mizuno sur une ligne de départ, c'est envoyer un signal clair d’appartenance à la tribu des runners : « je suis un vrai compétiteur ». 🏁


Decathlon a gagné la bataille de la performance technique et du rapport qualité-prix, il lui reste à gagner celle du statut social.


Pour casser ce plafond de verre 🔨 : ouverture de boutiques 100 % running en centre-ville, sponsoring d'athlètes olympiques et modèles à plaque carbone.


En attendant, demain matin à 5h30, je remettrai mon textile Decathlon ultra-robuste... et je lacerai mes Mizuno. Parce que même pour courir seul à l’aube, la psychologie du runner est plus forte que la fiche technique du produit. On ne se refait pas. 😉